créée le dimanche 17 novembre 2019, 1 h 37
modifiée le mercredi 20 novembre 2019, 14 h 55
Plieux, samedi 16 novembre 2019, onze heures du soir.
M. Kevin Candelon, le patron du restaurant Drôles d’oiseaux, à la Garrière, rouvre en fanfare les hostilités, sans la moindre provocation ni incitation de ma part. Jusqu’à présent il donnait comme motif à ses agressions et menaces diverses que son restaurant était semi-secret, ne faisait pas de publicité et n’en désirait pas, et que donc il ne souhaitait pas que j’en fisse la moindre mention, en bien ou en mal, ni de lui, ni de l’édifice où il s’est installé. Cette position peut se concevoir, mais alors mieux vaut, pour l’établir, ne pas agresser avec une violence verbale de demi-fou un malheureux voisin qui a eu l’infortune de traverser trente secondes durant votre avant-cour, un jour que le chemin public était bouché. De toute façon c’est à présent l’intéressé qui rompt avec éclat ses propres principes et trahit ses propres revendications puisque qu’il m’attaque sur Twitter à partir d’un compte qui porte le nom même de son établissement et qui arbore aussi, en guise d’adresse électronique, son propre nom. Me voici au moins libéré de la contrainte que je m’étais imposée, sur ses instances plutôt rudes, de ne jamais parler de lui et de ses Drôles d’oiseaux, sis pourtant à cinquante mètres de chez moi, en un beau bâtiment que j’adore et que j’ai eu trente mille fois l’occasion de citer par le passé car je l’ai beaucoup pratiqué, quand c’était encore une ferme.

Je regrette d’avoir retiré le mois dernier la plainte pour harcèlement introduite cet été par Me Rimokh et qui, lorsque la gendarmerie m’a convoqué pour la confirmer, m’a semblé devenue sans objet, car cet excité semblait s’être calmé. Mais voici qu’il repart de plus belle, out of the blue. Il opère à partir d’un compte Twitter créé dans le seul dessein de m’attaquer, apparemment, puisqu’il n’a pas un seul “follower”, zéro, et que les deux seuls tweets qu’on y voit me concernent — je l’obsède, apparemment, ce pauvre homme, et c’est maintenant de ne pas parler de lui qu’il m’en veut, dirait-on…  

Son premier  gazouillis (et c’est le premier dans l’absolu, sur son compte) “commente” (si l’on peut dire…) le consignement de ma part du beau pléonasme d’un invité d’Alain Finkielkraut, ce matin, à “Répliques”, à propos du meilleur film de Woody Allen — je prends beaucoup de notes pour mon Dictionnaire des délicatesses, ces temps-ci. L’invité avait dit :

« J’aurais aussi choisi le même ».

« Qu’est-ce qu’un pléonasme ? », demandais-je, en le citant. Et M. Candelon de gloser à mon adresse, et à mon sujet, un peu approximativement :

« Un petit nain, qui a cru, en montant dans sa tour, de son château de position (fort, très fort), être plus grand... Et pourtant noooon ! Il reste un simple pléonasme... enfin un nain, petit. »

Bon, ce n’était pas bien méchant. Me Rimokh avait déjà préparé une lettre, afin de réengager les poursuites pour harcèlement. Je l’ai dissuadé de l’envoyer, pensant qu’il s’agissait peut-être d’un passager moment de crise, qui passerait tout seul si on ne faisait rien, et je ne fis rien. Mais ce soir nouvel accès, toujours sans la plus légère provocation de ma part, il va sans dire, mais cette fois, en plus, sans le plus mince point d’appui :

« Avec Renaud Camus la France était au bord du gouffre. Heureusement elle a fait un grand pas en avant ! »

Le tweet m’est adressé, afin que je ne le manque pas et chancelle sous un coup si terrible, et tant d’esprit. On se croirait revenu en classe de quatrième. La nature de l’hostilité semble être de nature politique, ou idéologique, ce qui expliquerait l’extrême et stupéfiante agressivité de départ, avant tout rapport de voisinage, que, de mon côté, rien ne prédisposait à être mauvais (au contraire, j’aurais été ravi d’avoir un plaisant restaurant à deux pas, dans un bel endroit). Mais il n’y a pas plus haineux (et violent) que les soi-disant adversaires de la “haine”. D’évidence on cherche la bagarre. Je n’ai de mon côté aucune raison de m’y livrer, et me contenterai de relever tout ce qui vient de ce front-là, puisque je suis désormais affranchi de l’obligation de silence. 

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